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Je n’étais pas prête pour l’abondance

Cela fait maintenant plusieurs années que je travaille sur la notion d’abondance dans ma vie. J’ai expérimenté différentes façons d’attirer davantage d’argent, car pour le reste, notamment sur le plan relationnel, je me considère déjà très chanceuse.

C’est donc surtout autour de cette idée d’attirer l’argent que j’ai concentré mon attention.


Pendant de nombreuses années, nous avons vécu un manque d’argent, dans une sorte de galère financière permanente, parce que j’ai fait le choix d’être totalement présente pour mes 3 bébés, donc pendant bien 5 ans je me suis coupée de mon activité professionnelle.

Vivant à plusieurs sur un seul salaire devient rapidement compliqué aujourd’hui en France. Mais ce fut mon choix, impossible de laisser mes enfants si petits (jusqu’à l’âge de 2-3 ans), nous avons fait ce choix de la quasi-précarité, mais profondément ensemble, unis, au cœur de cette relation fusionnelle entre bébé et maman, maman allaitante jusqu’à ce que le chocolat au lait prenne le dessus.


J’ai savouré chaque instant et je ne regrette absolument rien. Simplement la vie à ses étapes, et celle des bébés étant terminée, je me suis de nouveau tournée vers ce que j’avais envie de créer dans ma vie, dans ce monde.


Quel nouveau but avais-je pour ma future vie ?

Quel nouveau rêve avais-je envie de nourrir ?


Il me semble essentiel d’avoir des rêves, ils nous aident et nous permettent de garder un cap. Pour moi, ils ne relèvent pas du fantasme inaccessible, ils représentent plutôt une prochaine étape, une balise, une boussole.

Ils guident vers, ils montrent une direction, une intention. Avant tout, ils naissent d’une démarche intérieure : “j’ai envie d’accomplir cela”, dans une quête juste, belle et saine pour soi.

Cette quête, ce rêve que l’on nourrit, devient alors notre attitude, notre posture face au monde. Et puisque, comme quelque part nous sommes déjà ce rêve en devenir, sa réalisation n’est plus qu’une cerise sur le gâteau lorsqu’il se manifeste.


Oui, un rêve n’est pas une ligne d’arrivée ni un point final : c’est un guide intérieur, le chemin que nous choisissons de prendre dans notre vie.

Je suis un éternel enfant, alors à chaque bracelet qu’on m’a noué, à chaque bougie que j’ai

soufflé, j’ai fait un vœu, un espoir, une nouvelle carte aux trésors, un nouveau but à atteindre.

Il y a eu plusieurs choses en parallèle, il y a eu d’abord notre maison, qu’il fallait réussir à terminer de construire malgré de nombreux obstacles, alors que nous vivions à six dans 60m².

Puis il y a eu mon projet de camion aménagé, car depuis l’âge de 20 ans je suis passionnée par la vie nomade en camion, j’avais dû vendre mon premier camion à la naissance de mon premier enfant et cela m’avait vraiment manqué. Et puis, bien sûr, il y a eu ce nouveau projet professionnel : l’envie de réinventer mon activité, et surtout de parvenir à en vivre.

J’ai donc travaillé à attirer l’abondance dans ma vie. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas l’abondance d’argent qui a tout débloqué. Bien sûr, il en a fallu un peu, mais ce qui m’a le plus marquée, ce sont les portes qui se sont ouvertes à nous avec une facilité déconcertante. Nous qui, auparavant, galérions toujours à trouver des solutions, avons vu celles-ci se présenter d’elles-mêmes, presque spontanément. Les chemins se dégageaient sous nos pas. Nous aspirions à du nouveau dans notre vie et d’une certaine manière, nous étions déjà ce changement.


Évidemment, attirer l’abondance dans la vie ne veut pas dire accepter tout et n’importe quoi, sous prétexte que si cela arrive, c’est que nous l’avons “appelé”. Il faut distinguer le creux du vide, le noir du blanc, le miroir aux alouettes du raisonnable.

En réalité, nous souhaitions un grand changement dans notre vie, mais nous sommes restés les mêmes. Nous avons simplement ouvert un autre champ des possibles. Nous avions tellement vécu avec presque rien que nous possédions en nous des outils essentiels : l’art de transformer le plomb en or avec peu de moyens, grâce à une technique façonnée par le travail et une réflexion centrée sur une problématique précise à résoudre.

Dans notre esprit, l’argent n’était donc qu’un facilitateur, un outil pour propulser une idée, un soutien, mais jamais un moyen, une fin en soi ni un résultat. Aujourd’hui, tous ces rêves se sont réalisés, nous avons travaillé dur, et parfois nous nous disons que nous sommes un peu fous. Mais, de tempérament combatif, nous avons œuvré sans relâche pour concrétiser nos projets, savourant chaque étape et restant toujours surpris par les résultats. De mon côté, en parallèle, j’ai travaillé sur moi-même et cherché à comment réorienter mon activité. Esthéticienne de métier, mais accompagnante et énergéticienne depuis toujours, j’ai entrepris un véritable cheminement personnel. Oui, il a fallu beaucoup de travail intérieur pour trouver ma voie professionnelle, ma voix professionnelle.

Est-ce qu’investir dans une formation ou un accompagnement m’aurait permis d’aller plus vite ou d’éviter de me tromper de chemin ? Je ne sais pas et ce n’est pas vraiment important pour moi. J’ai mis mon cerveau et ma réflexion en action : j’ai agi, essayé, j’ai tenté des trucs, j’ai expérimenté dans la matière et c’était ça le véritable chemin.

Avec comme carburant : comment m’épanouir pleinement, personnellement et professionnellement, tout en apportant à l’autre et au monde en même temps ? Un pluri-gagnant en somme.


Comment faire en sorte que chaque partie qui entre en scène soit authentique, facilitateur et bénéficiaire ?

Je sais que beaucoup se projettent professionnellement en se basant sur ce que font les autres, mais je ne fais pas partie de ce type d’entrepreneurs. J’aime créer, j’aime potentialiser, j’aime sortir de mes tripes, explorer au plus profond de moi, et partager ce qui m’aspire, ce qui m’anime. C’est dans cet esprit que j’ai continué de travailler à orienter mon activité. Pendant plusieurs années, mon travail n’a pas été valorisant, mon agenda était presque vide, et je me suis souvent demandé : « mais qu’est-ce que je fous ? ». Pourtant je ne me voyais absolument pas faire autrement, et encore moins trouver un travail juste pour payer les factures. Le statut de salariée n’est absolument pas fait pour moi, je le sais depuis mes 25 ans. Je ne suis pas faite pour me contorsionner, me taire quand quelque chose me dérange, ou rester inactive face à ce qui est injuste, absurde ou contraire à ma morale. Un jour je me suis dit « merde » il va falloir que je travaille d’une autre manière pour attirer à moi l’abondance. J’ai donc expérimenté à nouveau, mais différemment cette fois, en croyant pleinement en cette abondance.

Et puis, ça a commencé comme ça : un mois, mon chiffre d’affaires a explosé toutes mes habitudes, le mois suivant aussi. Puis mon mari a perdu son travail et je me suis entièrement investie dans le mien pour prendre le relais financier.


Nous arrivons à ce mois d’octobre 2025, où j’ai atteint le record de toute ma vie d’entrepreneuse, riant presque sans y croire, tout en étant prise d’une angoisse certaine.

Ces chiffres, qui dépassaient toutes mes croyances, ont déstabilisé mon équilibre et ma sécurité intérieure. Je me suis retrouvée à faire des crises de spasmophilie comme je n’en avais pas connues depuis de nombreuses années. J’ai senti le stress m’envahir, incapable de lâcher prise sur le travail, de peur que tout s’effondre.


L’abondance était là et j’en avais très peur.


Je n’étais pas prête pour l’abondance.


Il m’a donc fallu entreprendre un vrai travail d’introspection pour comprendre ce qui provoquait ce sentiment d’instabilité, alors que ce que je vivais est ce que tout le monde appelle la stabilité financière.

De quoi avais-je réellement peur ?

Ce qui me faisait le plus peur, et qui d’ailleurs faisait également peur à mon mari, c’était le changement. Allions-nous, en changeant de statut social, changer de personnalité ? En somme, est-ce qu’on allait devenir des gros cons ?

Oui, car dans l’imaginaire collectif, aujourd’hui, riche rime souvent avec connard prétentieux et dénué d’empathie. Bien sûr, c’est une image de la société, apparemment très française, n’empêche que visiblement c’est une croyance commune très ancrée.

Partant du constat que certaines de mes peurs reposent sur des croyances, les miennes, mais aussi celles de la société, il me suffisait de contourner cet obstacle pour observer ce qui se passait au-delà.

Mais qu’est-ce qui m’empêche encore de lâcher prise sur le travail ?

La réponse intérieure a été : si je disparais, même momentanément ou de manière épisodique, on va m’oublier. Cela m’a ramenée à ma vie personnelle, à ma relation avec l’autre, à toutes ces fois où je n’ai pas maintenu un lien et où l’autre n’a pas fait l’effort de nourrir cette relation avec moi.


Toutes les fois où enfant, j’ai été abandonnée littéralement.


Cela faisait écho à une ancienne croyance-peur, encore bien ancrée en moi, selon laquelle je devais être la seule à porter et à entretenir une relation pourtant faite de 2 personnes, sous peine de voir cette relation mourir.


Certes c’est ce type de relation que j’ai connu pendant de nombreuses années : la peur de l’abandon et du rejet gouvernait mes interactions.

Mais aujourd’hui, je peux rassurer cette Annaïk qui a toujours très peur, celle qui cherche la reconnaissance, qui voudrait briller, être comprise, aimée…


Tu vois, il suffit simplement d’être honnête avec soi-même pour se comprendre et pouvoir s’aider. Il ne suffit pas de faire semblant que tout va bien, en se disant que ce problème se résoudra avec le temps, ou lorsqu’il se passera ceci ou cela.


Aucune source extérieure ne pourra régler tes conflits intérieurs.


Tu peux passer ta vie à chercher la reconnaissance qui te manque, ou bien tu peux simplement la remarquer, l’observer, la comprendre, la souligner, la trouver mignonne, lui mettre des couleurs, un nom même.

Elle fait partie de toi, elle est toi, mais elle n’est en aucun cas ta pire ennemie que tu préfères éviter de croiser. Et en l’accueillant comme le symptôme d’une blessure passée, elle te paraîtra inoffensive. Il te suffira alors de l’accueillir et de la réconforter, comme on le ferait pour un petit chat ou un chiot apeuré.


Et comme nos peurs sont pluri-dimensionnelles, il m’a fallu aussi me rappeler que même si cette abondance ne dure pas, car c’est bien de cela qu’il s’agit, la peur que tout s’effondre, que tout s’écroule. Il m’a fallu me rappeler que ce n’était pas si grave.

Mon mari et moi avons toujours choisi de ne pas crouler sous les crédits pour éviter de nous retrouver enchaînés à un travail juste pour payer des factures.

J’ai toujours fait ce choix : ne pas être submergée par le travail afin de rester libre, rester moi-même, authentique, vivante, m’amuser, expérimenter ailleurs, et profiter pleinement de la vie.

Même si cela ne dure pas, ce n’est pas grave : j’aurai vécu l’expérience d’attirer l’abondance et de la ressentir pleinement. Et puis, une fois que l’on connaît le chemin, il est toujours plus facile d’y revenir.

Si tu savais comme j’ai trouvé ça ironique : j’avais demandé l’abondance, et quand elle est enfin arrivée, je l’ai tenue à distance, comme une étrangère. Je me suis dit : « mais qu’est ce que je suis con » a en rire. Même dans la difficulté, il faut savoir rire de soi. Après tout, nous ne sommes qu’expérience. Nous jouons sans cesse avec la vie.

Oui, nous ne sommes expérience.

Nous sommes donc en quête de nouveaux rêves, comme celui de voyager en Asie avec nos enfants, pas pour une semaine de vacances, mais pour un vrai voyage de plusieurs semaines, une immersion totale.


Et donc, nous sommes déjà en chemin…

 

Annaïk Viallet – 08 novembre 2025


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